Les Hussons en Bolivie - Mission familiale à l’Institut d’Éducation Rurale
La vie à l'IER 
vendredi, février 6, 2009, 13:56
Je n'ai pas encore beaucoup contribué au blog , pour changer un peu le style de Thierry et ne pas lasser le lecteur je me lance. Après 10 jours nous nous sentons chez nous à L'IER et déjà dans une routine connue. C'est rassurant quelque part, et on commence à connaître et surtout reconnaître une partie des filles qui vivent ici.

Ce qui m'impressionne toujours chez elles: leur joie..., je n'en ai pas encore vue une seule qui avait l'air triste elles sont toujours en train de rire. Et pourtant leur vie n'est pas facile, levées vers 6h30 le matin elles ont toutes des tâches communautaires à faire chaque jour en plus des cours et certaines doivent en plus travailler pour payer leur scolarité qui est d'un coût plutôt minime: environ 20$ par mois (nourriture et logement compris).

Les gens gagnent vraiment peu ici, les profs environ 3000$ par année. La jeune fille qui vend des œufs à la porte et qui pourrait rentrer chez elle tous les soirs, préfère rester à l'institut la semaine car elle trouve cela cher de payer l'équivalent de 1$ par jour pour l'aller-retour...c'est dire ! Mais j'ai aussi l'impression que plusieurs aiment les conditions de vie et l'esprit qui règne à l'IER, ils ont de la bonne nourriture, de belles conditions de travail et surtout un esprit d'entraide et de fête très motivant, c'est certainement un salaire qui n'a pas de prix.

À midi nous avons rencontré un prêtre médecin d'origine belge très engagé au niveau des mineurs dans la région de Potosi. Comme il travaille pour les pauvres et qu'il prend position pour eux, on a plusieurs fois tenté de le tuer. Lutter pour les pauvres demande un certain courage ici et se mêler de politique reste dangereux il ne faut pas l'oublier.

Ce qui est plus difficile comme adaptation, c'est de ne pas pouvoir sortir comme on veut. La nuit tombée il ne vaut mieux pas sortir, question de sécurité, donc on reste bien sagement entre les murs de l'IER. Le jour on peut se déplacer, mais comme on ne connaît pas trop la ville on prend les truffis qu'on connaît, ça limite un peu les explorations! Comme on sait qu'on ne peut pas ni manger ni boire n'importe où, ça nous limite aussi. Il va falloir se préparer sérieusement lorsqu'on fera des petits tours à l'extérieur de la ville. Comme je suis plutôt une fille de la campagne, j'ai bien hâte de découvrir un peu les montagnes qu'on voit d'ici, même si les pentes ont l'air pas mal à pic.

La période du carnaval à commencé, et j'ai reçu mes premières ballounes d'eau. En fait les jeunes les lancent à partir des voitures. Je trouve que je fais une cible un peu trop intéressante. J'ai eu une petite pensée pour Dominique qui y avait goûté elle aussi...oui ça fait mal! Nous avons vu aussi des groupes répéter dans la rue pour les danses des parades du Carnaval. Ça doit être vraiment beau avec les costumes, on vous racontera!


À la demande de Faboune, l'auteure avec son sombrero de Yankee contre les insolations.

Voilà pour aujourd'hui, je m'en vais réveiller les enfants qui doivent commencer l'école. Ils se sentent encore un peu trop en vacances et manquent un peu d'entrain lorsqu'il s'agit de faire des devoirs, mais ils travaillent tout de même et devraient s'en sortir.

Merci pour votre soutien, il est très important pour nous
Christine

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Deux semaines et des poussières 
mardi, février 10, 2009, 14:28
Bon, voilà une deuxième semaine de passée. Le temps est un drôle de concept auquel il est nécessaire de donner une mesure commune car on à l'impression d'être arrivés hier tellement ça passe vite et à la fois d'être là depuis plus longtemps tellement qu'on a été bien accueillis et qu'on semble faire partie de la famille. Et si on demande aux enfants, on est là depuis une éternité tellement on s'ennuie et que c'est plate ici où on ne peut que jouer toute la journée, même l'école leur manque...

Pour résumer la semaine en une phrase: On a continué à fêter.

Avec plus de détails, on a été dimanche matin dans une église de pèlerinage à la vierge à Quillacollo, à 5 minutes de truffi d'ici. C'était bondé de monde et de quelques chiens errants. Je n'y était pas à l'aise, pas parce que nous n'avions pas trouvé de place assise mais par la richesse du décors et du style de prédication qui faisait penser à ce qu'on dit de l'Église des années 1950 au Québec: Communion où le prêtre met l'hostie en bouche, insistance sur le pêché. J'ai de loin préféré celle de la semaine passée où les fleurs remplaçaient les dorures. Par contre j'ai été émus par la foi vivante des gens, la présence d'enfants, de jeunes, de personnes handicapées, ... La suite était plus folklorique avec la bénédiction des voitures qui se faufilaient dans une marée humaine. Cette bénédiction est certainement nécessaire vu la façon dont les gens conduisent ici, c'est à dire comme à Montréal sauf qu'ici c'est légal de passer sur la rouge, de zigzaguer sur la route sans clignoter et d'ignorer la présence des piétons.

Dimanche PM, on est allé voir un match de football (soccer) à 15h sur le terrain voisin à la Cadeca, division de l'IER pour les hommes. Les premiers joueurs sont arrivés à 16h30...


Lundi 3 février, c'était la fête à Sre Murielle qu'on a fêter chez les filles avec les professeurs, puis chez elle avec ses Sœurs.




Yolanda, une cuisinière talentueuse et une femme dévouée à sa famille élargie, nous avait préparé un bon gâteau aux ananas pour souligner l'occasion, auquel Sre Murielle à rajouter une petite touche très Québécoise.



Le lendemain, mardi, nous avons fêté l'inauguration du Centre d'Éducation Alternative Délia Tétrault (fondatrice des sœurs MIC), entité qui permettra d'avoir un diplôme secondaire reconnu par l'équivalent du ministère de l'éducation, et les éventuelles subventions municipales. Nous avons fait un exercice d'équipe pour trouvé la valeur qui caractérisait le centre, ce qui a abouti sur la joie-force-entraide-communication-générosité.


Entretemps, nous arrivons quand même à travailler. Sre Murielle, toujours inspirée et inspirante, m'a trouvé une nouvelle occupation en constituant un petit groupe de 4 personnes très motivées à être formées en informatique. Cela me permettra (i.e. forcera) à me mettre sérieusement au Castillan (Espagnol d'Amérique du Sud), à avoir de l'aide sur place pour installer l'équipement quand il arrivera et à le maintenir après mon départ. J'ai donc fait un petit plan de cours de 4 matières (systèmes et réseaux, bureautique et gestion, internet, et bases de données) avec 3 niveaux d'apprentissage pour évaluer la matière à donner et officialiser la formation en informatique et faciliter la recherche d'un professeur à long terme. Je devais commencer ce soir mais heureusement ça a été remis à après-demain (mercredi).

Élise a fait une nouvelle affiche pour publiciser la vente d'œufs sur les murs de l'IER.


Nous avons profité de la belle journée de samedi pour monter au Christo de la Concorde car nous avions été surpris par l'orage lors de notre dernière tentative. Cela nous a permis d'avoir une vue d'ensemble sur Cochabamba et de mettre à l'épreuve nos muscles pour la descente seulement. Heureusement que nous avions sagement choisi de monter en téléphérique car il y a environ 2000 marches à gravir.


Le site était beau si on fait abstraction de l'épandage de déchet. Certains aurait besoin de s'améliorer au basketball...


On s'est sentis honteux que pour notre première sortie au restaurant, on soit atterris chez Burger King mais bon, il fallait faire plaisir aux enfants et me rappeler mes problèmes gastriques qui s'étaient déclenchés à ma dernière journée au bureau. Pour ça, la désintox de café et l'adoption du thé de coca a fait beaucoup de bien, malheureusement on n'en trouve pas chez Provigo.


Nous avons profité du jour du marché pour prendre un bain de foule à la "Cancha" où les enfants ont eu l'impression de faire de bonnes aubaines. On a acheté d'autres films, à 3 pour 2$, on n'est pas trop exigeant sur la qualité de la copie. C'est impressionnant de voir la montagne de stock sur la rue qui doit être aménagé le matin et rapatriée le soir. Beaucoup de commerçants somnolent dans le kiosque car les journées sont dures et longues, leurs bébés et jeunes enfants sous les tables pour se protéger de la chaleur mais pas de la pollution répugnante.



Autre adaptation à la réalité locale, ma collection de logiciels open-source que j'avais préparée ne servira pas beaucoup. Ce que je voyais comme une solution pour les pays émergents pour participer à l'économie du savoir (langage de bureaucrate) n'a pas le même sens quand les logiciels piratés se vendent à moins d'1$ par CD au grand jour sur la rue et dans les magasins. Les cafés Internet qu'on trouve à tous les coins de rue et au fond de dépanneurs improvisés sont plus à jour que moi dans leur versions de logiciels Microsoft.


Le soir, autre partie de basket improvisée par les filles où j'en profite pour faire des portraits démontrant leur joie et la complicité qu'elles ont. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas car il y a eu 2 fugues cette semaines, deux nouvelles qui ont probablement eu de la difficulté de passer de la liberté de la campagne aux contraintes de la ville.


Ce dimanche, nous sommes allés Christine et moi avec José à la fête donnée par Ruben et sa famille pour financer une opération à cœur ouvert d'un de leurs amis. L'ambiance était fort sympathique mais j'avoue avoir eu peur de goûter à tout.

Ruben servant la Chicha, spécialité locale à base d'alcool de maïs. Ça doit équivaloir au p'tit remontant de Papi-Éric...



Maman de Ruben avec ses chaudrons

Un petit tour chez la "peluqueria" après m'a soulagé de mon casque de poil pour moins cher que le tip que je donne au barbier habituellement. C'était aussi une expérience de se laisser jouer dans les cheveux par une dame qui s'interrompt pour sortir un seau d'eau usée et manque de se faire bousculer à tout bout de champs quand elle a une lame de rasoir sur ton cou. Raphaël aurait surement aimé être parmi les 10 personnes de la petite pièce juste pour voir ça.


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Encore une fête! 
mercredi, février 11, 2009, 14:25
Ben oui, ça devient pénible, surtout que là je vais devoir être gentil toute la journée car c'est celle de Christine. Ça a commencé à 6hAM pile par un "Compleaño Feliz" chanté par quelques filles à notre fenêtre, accompagné de quelques roses. Ça m'énerve ça, après de quoi j'ai l'air avec mon DVD du "Parrain" piraté à 1.50$ parce qu'il y avait la boite avec? Je voulais lui offrir un chapeau mais Élise ne voulais pas l'essayer pour voir s'il était assez grand. Du coup c'est Julien qui lui a offert... mais il est trop petit (chhhhut, elle va devoir le porter pareil pour pas le décevoir).



Bon, pour souligner l'événement, je vous donne quelques photos de la semaine dernière

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Saison des pluies 
lundi, février 16, 2009, 12:47
Tout d'abord merci à tous pour vos souhaits à l'occasion de ma fête. J'ai été très touchée par tous vos témoignages. J'ai été aussi très émue par la gentillesse de toute la grande famille de l'IER (jeunes filles, professeures, sœurs, et membres du personnel). Je vous le dis venez vivre votre anniversaire ici, cela vaut la peine!


Par contre depuis cette date il pleut et nous pataugeons dans la boue. Aujourd'hui j'ai été en ville avec les enfants et c'est dur de voir tous ces gens qui vendent leurs choses sous la pluie et beaucoup avec des bébés. Il fallait contourner les flaques et les rigoles de boue un peu partout. C'est la saison des pluies...c'est comme ça!

Vue d'une fenêtre de notre maison

Hier soir c'était le premier vrai cours d'informatique de Thierry et je luis servais d'assistante à la traduction. On en a un peu arraché...les termes informatiques en Castillano, ce n'est pas évident...et ça sort beaucoup de mon vocabulaire. Heureusement les 4 élèves de Thierry sont très patients et font beaucoup d'effort pour deviner ce qu'on leur dit. C'est assez comique!


Ce soir les filles m'ont demandé de leur apprendre quelques notions d'anglais. J'en entends rire plusieurs d'ici. Je sais mon accent est très français mais bon pour un cours de base je m'en suis bien sortie. Dans ce groupe là il y a vraiment des filles très motivées à apprendre, c'est incroyable. Je pense à nos jeunes qui trouvent toujours l'école "plate" c'est un gros contraste avec l'attitude des filles d'ici. Elles ont un objectif de survie derrière qui change pas mal la donne.

Preuve que nous avons amené et honoré ici le drapeau offert par l'équipe de Cigogne.
Celui que je tiens est le drapeau international du lavage de vaisselle.


Nous avons aussi été en ville aujourd'hui avec Murielle pour acheter les fameuses machines à coudre du projet en couture de l'Institut. Un projet que plusieurs d'entre vous ont soutenu. Les professeures de couture sont très heureuses, elles vont pouvoir enseigner des choses qu'elles n'ont pas pu faire jusqu'à présent.




Les enfants vont bien, même si notre grand a toujours son cœur au Québec... Il travaille tous les matins avec José ce qui lui plait bien. Il a aidé à installer des rampes dans le nouveau bâtiment, a scier des barres de fer...cela ne lui fait pas de mal! Notre seule inquiétude est au niveau de ses cours. On a beaucoup de misère à avoir des contacts avec les professeurs de son école, pourtant une école internationale! Il va peut-être falloir le faire rentrer en mars pour qu'il ait une chance de passer son année. Vraiment cela vaudrait la peine d'écrire à un journal là-dessus. C'est tellement différent avec l'école d'Élise! On voit vraiment que c'est une question de volonté.


Tiens ce matin la pluie s'est arrêtée, mon linge qui est sur la corde depuis 3 jours va enfin pouvoir sécher. Donc aujourd'hui sera une journée de lessive. Vive la saison des pluies.


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Déjà un mois! 
lundi, février 23, 2009, 15:02
Et il s'en est passé des choses en un mois, rien de spectaculaire mais on sent une bonne mise en marche du projet grâce à la collaboration de tous et de vos prières. On se sent bien acceptés par les jeunes femmes, entre autres grâce aux activités sportives de Christine, qui vont être élargies à des activités de loisir en général car on prévoit passer un film par semaine en espérant que cela puisse prendre la forme du ciné-ado mis au point par notre ami Benoit, soit avec des échanges suite au visionnement du film. Grâce à la période du carnaval, les enfants sont aussi plus en contact avec les jeunes par des batailles d'eau sans merci, même Élise semble s'être dégênée un peu. Les nôtres se sont équipés de fusils à pompe d'eau et les filles leur répondent par des seaux et des globos (petits ballons remplis d'eau), dont la portée est moins grande mais qui mouillent plus vite.



On a eu la visite de l'administration provinciale des M.I.C. localisée à Lima au Pérou et représentée par la provinciale, Sre Nancy, l'assistante Sre Thérèse et Sre Isabelle, responsable du couvent de Cochabamba.


J'ai mis au point la semaine dernière un régime super efficace que je déconseille cependant à tous, même à Raphaël: Comment perdre 4Kg (8lbs) en une nuit ? Réduire sa consommation d'eau pendant plusieurs jours pour permettre aux sédiments s'accumulant dans les reins de faire une pierre. Au moment où celle-ci décidera de passer, si vous êtes très chanceux comme je l'ai été, vous allez perdre tout le contenu de vos intestins et estomac, d'une manière ou d'une autre, et cela créera assez de pression pour faire passer la pierre en seulement 1 heure pour abréger votre calvaire, au lieu de 3 ou 4h comme la dernière fois où ça m'était arrivé. Atroce.

Les cours d'info vont bien dans le sens qu'ils sont appréciés par mes 4 étudiants (preuve qu'ils ne sont pas difficiles), surtout la fois où j'ai saboté les ordinateurs et où ils ont dû remettre en place les connexions pour pouvoir les allumer. Christine, ma traductrice officielle, m'a trouvé méchant d'avoir déconnecté un disque dur et branché la prise d'un ordi sur le 110v au lieu du 220v, ce qui leur a nécessité un peu d'aide pour régler le problème car pour certains c'était quand même la 1ère fois qu'ils touchaient à un ordinateur. C'est quand même pas évident de préparer et traduire la journée même le cours à donner le soir car il y en a 5 par semaine. Cela explique aussi le retard que j'ai pris avec ce blog.


Fête de Julia (flèchée) où tous les profs et le personnel sont présents.

Étant donné que nous resterons en Bolivie plus d'un mois, nous avons dû procéder à des démarches auprès des autorités policières, médicales et de l'immigration. Nous avons commencé par nous faire ficher à l'Interpol, célèbre police internationale. Ceux qui ont déjà mis les pieds dans les services de renseignements de sécurité au Canada savent par quelle batterie de contrôle il faut passer: Barrières à haute sécurité, présentation de pièces justificatives, retrait des équipements électroniques, détecteur d'arme, sas blindé ne laissant passer qu'une personne à la fois, signature horodatée à l'entrée et à la sortie, ... Disons que c'était un peu différent que ce à quoi on s'attendait. Le bureau avait pignon sur rue avec un brouhaha d'allées et venues constant et seulement quelques gardiens armés pour sauver les apparences. Nos informations étaient saisies avec une vieille dactylo rafistolée sur des fiches à carbone. En attendant de monter au grenier pour se faire prendre en photo, on peut regarder les individus les plus recherchés dont la qualité des photos nous permet parfois de distinguer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Le mobilier semblait provenir d'un chalet rustique des années 70 après la vente de feu.

La question est si c'est moins efficace pour autant ou juste moins de dépenses de fonds publics ?

Nous avions plus de mal pour passer les mesures de sécurité chez Comteco, la compagnie locale de télécommunications, pour changer notre plan Internet et devoir passer par des gardes armés de shotgun et où je n'ai pas pu prendre l'ascenseur sans laisser une carte d'identité à un autre poste de garde.

Pour le reste des procédures, je vous épargne les détails qui feraient doubler la taille du blog depuis son introduction, seulement pour dire que je ne vois pas comment cela aurait pu être possible sans la présence de Sre Murielle et son expérience dans le domaine. Un vrai puzzle d'allers et retours entre différents bâtiments un peu partout en ville pour aller chercher un tampon par-ci, une signature par-là et encore ailleurs les 4 jolis formulaires à 250 boliviens (50$) pièce pour mettre le tout dessus à l'intérieur des plages horaires prescrites. Le plus gros est fini, le reste se fera à la réouverture des bureaux après le Carnaval.


Défilé des enfants d'une école primaire en face du poste de police

Nous avons les procédures à faire que pour 4 personnes car Julien nous quittera dans moins de 2 semaines car il ne supporte plus l'éloignement de sa blonde et son école "Internationale" ne supporte pas l'éloignement d'un élève hors de sa portée qui se limite à l'ile de Laval. Il aura donc peut-être la chance de se rattraper en Espagnol dans une classe avec de beaux livres plutôt que perdre son temps à le parler avec les personnes d'ici; de plus il pourra étudier l'électricité avec un laboratoire par semaine au lieu d'aller donner un coup de main à Don Ruben tous les matins sur le terrain avec les soudures et l'installation du système électrique du nouveau bâtiment. Il n'aurait aussi certainement rien appris en m'aidant à installer la salle informatique et le réseau pour partager l'accès Internet.


Spectacle spontané donné par quelques femmes de l'IER lors d'une sortie du Carnaval que nous avions fait avec 32 des pensionnaires.

Bon, je vous laisse, la prochaine offensive aquatique va débuter... Les filles se sont mis à l'apprentissage du français grâce aux enfants, maintenant elles savent toutes dire "Ne me mouille pas".

Mais les enfants ne comprennent pas toujours le français...

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