Les Hussons en Bolivie - Mission familiale à l’Institut d’Éducation Rurale
Encore une fête! 
mercredi, février 11, 2009, 14:25
Ben oui, ça devient pénible, surtout que là je vais devoir être gentil toute la journée car c'est celle de Christine. Ça a commencé à 6hAM pile par un "Compleaño Feliz" chanté par quelques filles à notre fenêtre, accompagné de quelques roses. Ça m'énerve ça, après de quoi j'ai l'air avec mon DVD du "Parrain" piraté à 1.50$ parce qu'il y avait la boite avec? Je voulais lui offrir un chapeau mais Élise ne voulais pas l'essayer pour voir s'il était assez grand. Du coup c'est Julien qui lui a offert... mais il est trop petit (chhhhut, elle va devoir le porter pareil pour pas le décevoir).



Bon, pour souligner l'événement, je vous donne quelques photos de la semaine dernière

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Saison des pluies 
lundi, février 16, 2009, 12:47
Tout d'abord merci à tous pour vos souhaits à l'occasion de ma fête. J'ai été très touchée par tous vos témoignages. J'ai été aussi très émue par la gentillesse de toute la grande famille de l'IER (jeunes filles, professeures, sœurs, et membres du personnel). Je vous le dis venez vivre votre anniversaire ici, cela vaut la peine!


Par contre depuis cette date il pleut et nous pataugeons dans la boue. Aujourd'hui j'ai été en ville avec les enfants et c'est dur de voir tous ces gens qui vendent leurs choses sous la pluie et beaucoup avec des bébés. Il fallait contourner les flaques et les rigoles de boue un peu partout. C'est la saison des pluies...c'est comme ça!

Vue d'une fenêtre de notre maison

Hier soir c'était le premier vrai cours d'informatique de Thierry et je luis servais d'assistante à la traduction. On en a un peu arraché...les termes informatiques en Castillano, ce n'est pas évident...et ça sort beaucoup de mon vocabulaire. Heureusement les 4 élèves de Thierry sont très patients et font beaucoup d'effort pour deviner ce qu'on leur dit. C'est assez comique!


Ce soir les filles m'ont demandé de leur apprendre quelques notions d'anglais. J'en entends rire plusieurs d'ici. Je sais mon accent est très français mais bon pour un cours de base je m'en suis bien sortie. Dans ce groupe là il y a vraiment des filles très motivées à apprendre, c'est incroyable. Je pense à nos jeunes qui trouvent toujours l'école "plate" c'est un gros contraste avec l'attitude des filles d'ici. Elles ont un objectif de survie derrière qui change pas mal la donne.

Preuve que nous avons amené et honoré ici le drapeau offert par l'équipe de Cigogne.
Celui que je tiens est le drapeau international du lavage de vaisselle.


Nous avons aussi été en ville aujourd'hui avec Murielle pour acheter les fameuses machines à coudre du projet en couture de l'Institut. Un projet que plusieurs d'entre vous ont soutenu. Les professeures de couture sont très heureuses, elles vont pouvoir enseigner des choses qu'elles n'ont pas pu faire jusqu'à présent.




Les enfants vont bien, même si notre grand a toujours son cœur au Québec... Il travaille tous les matins avec José ce qui lui plait bien. Il a aidé à installer des rampes dans le nouveau bâtiment, a scier des barres de fer...cela ne lui fait pas de mal! Notre seule inquiétude est au niveau de ses cours. On a beaucoup de misère à avoir des contacts avec les professeurs de son école, pourtant une école internationale! Il va peut-être falloir le faire rentrer en mars pour qu'il ait une chance de passer son année. Vraiment cela vaudrait la peine d'écrire à un journal là-dessus. C'est tellement différent avec l'école d'Élise! On voit vraiment que c'est une question de volonté.


Tiens ce matin la pluie s'est arrêtée, mon linge qui est sur la corde depuis 3 jours va enfin pouvoir sécher. Donc aujourd'hui sera une journée de lessive. Vive la saison des pluies.


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Déjà un mois! 
lundi, février 23, 2009, 15:02
Et il s'en est passé des choses en un mois, rien de spectaculaire mais on sent une bonne mise en marche du projet grâce à la collaboration de tous et de vos prières. On se sent bien acceptés par les jeunes femmes, entre autres grâce aux activités sportives de Christine, qui vont être élargies à des activités de loisir en général car on prévoit passer un film par semaine en espérant que cela puisse prendre la forme du ciné-ado mis au point par notre ami Benoit, soit avec des échanges suite au visionnement du film. Grâce à la période du carnaval, les enfants sont aussi plus en contact avec les jeunes par des batailles d'eau sans merci, même Élise semble s'être dégênée un peu. Les nôtres se sont équipés de fusils à pompe d'eau et les filles leur répondent par des seaux et des globos (petits ballons remplis d'eau), dont la portée est moins grande mais qui mouillent plus vite.



On a eu la visite de l'administration provinciale des M.I.C. localisée à Lima au Pérou et représentée par la provinciale, Sre Nancy, l'assistante Sre Thérèse et Sre Isabelle, responsable du couvent de Cochabamba.


J'ai mis au point la semaine dernière un régime super efficace que je déconseille cependant à tous, même à Raphaël: Comment perdre 4Kg (8lbs) en une nuit ? Réduire sa consommation d'eau pendant plusieurs jours pour permettre aux sédiments s'accumulant dans les reins de faire une pierre. Au moment où celle-ci décidera de passer, si vous êtes très chanceux comme je l'ai été, vous allez perdre tout le contenu de vos intestins et estomac, d'une manière ou d'une autre, et cela créera assez de pression pour faire passer la pierre en seulement 1 heure pour abréger votre calvaire, au lieu de 3 ou 4h comme la dernière fois où ça m'était arrivé. Atroce.

Les cours d'info vont bien dans le sens qu'ils sont appréciés par mes 4 étudiants (preuve qu'ils ne sont pas difficiles), surtout la fois où j'ai saboté les ordinateurs et où ils ont dû remettre en place les connexions pour pouvoir les allumer. Christine, ma traductrice officielle, m'a trouvé méchant d'avoir déconnecté un disque dur et branché la prise d'un ordi sur le 110v au lieu du 220v, ce qui leur a nécessité un peu d'aide pour régler le problème car pour certains c'était quand même la 1ère fois qu'ils touchaient à un ordinateur. C'est quand même pas évident de préparer et traduire la journée même le cours à donner le soir car il y en a 5 par semaine. Cela explique aussi le retard que j'ai pris avec ce blog.


Fête de Julia (flèchée) où tous les profs et le personnel sont présents.

Étant donné que nous resterons en Bolivie plus d'un mois, nous avons dû procéder à des démarches auprès des autorités policières, médicales et de l'immigration. Nous avons commencé par nous faire ficher à l'Interpol, célèbre police internationale. Ceux qui ont déjà mis les pieds dans les services de renseignements de sécurité au Canada savent par quelle batterie de contrôle il faut passer: Barrières à haute sécurité, présentation de pièces justificatives, retrait des équipements électroniques, détecteur d'arme, sas blindé ne laissant passer qu'une personne à la fois, signature horodatée à l'entrée et à la sortie, ... Disons que c'était un peu différent que ce à quoi on s'attendait. Le bureau avait pignon sur rue avec un brouhaha d'allées et venues constant et seulement quelques gardiens armés pour sauver les apparences. Nos informations étaient saisies avec une vieille dactylo rafistolée sur des fiches à carbone. En attendant de monter au grenier pour se faire prendre en photo, on peut regarder les individus les plus recherchés dont la qualité des photos nous permet parfois de distinguer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Le mobilier semblait provenir d'un chalet rustique des années 70 après la vente de feu.

La question est si c'est moins efficace pour autant ou juste moins de dépenses de fonds publics ?

Nous avions plus de mal pour passer les mesures de sécurité chez Comteco, la compagnie locale de télécommunications, pour changer notre plan Internet et devoir passer par des gardes armés de shotgun et où je n'ai pas pu prendre l'ascenseur sans laisser une carte d'identité à un autre poste de garde.

Pour le reste des procédures, je vous épargne les détails qui feraient doubler la taille du blog depuis son introduction, seulement pour dire que je ne vois pas comment cela aurait pu être possible sans la présence de Sre Murielle et son expérience dans le domaine. Un vrai puzzle d'allers et retours entre différents bâtiments un peu partout en ville pour aller chercher un tampon par-ci, une signature par-là et encore ailleurs les 4 jolis formulaires à 250 boliviens (50$) pièce pour mettre le tout dessus à l'intérieur des plages horaires prescrites. Le plus gros est fini, le reste se fera à la réouverture des bureaux après le Carnaval.


Défilé des enfants d'une école primaire en face du poste de police

Nous avons les procédures à faire que pour 4 personnes car Julien nous quittera dans moins de 2 semaines car il ne supporte plus l'éloignement de sa blonde et son école "Internationale" ne supporte pas l'éloignement d'un élève hors de sa portée qui se limite à l'ile de Laval. Il aura donc peut-être la chance de se rattraper en Espagnol dans une classe avec de beaux livres plutôt que perdre son temps à le parler avec les personnes d'ici; de plus il pourra étudier l'électricité avec un laboratoire par semaine au lieu d'aller donner un coup de main à Don Ruben tous les matins sur le terrain avec les soudures et l'installation du système électrique du nouveau bâtiment. Il n'aurait aussi certainement rien appris en m'aidant à installer la salle informatique et le réseau pour partager l'accès Internet.


Spectacle spontané donné par quelques femmes de l'IER lors d'une sortie du Carnaval que nous avions fait avec 32 des pensionnaires.

Bon, je vous laisse, la prochaine offensive aquatique va débuter... Les filles se sont mis à l'apprentissage du français grâce aux enfants, maintenant elles savent toutes dire "Ne me mouille pas".

Mais les enfants ne comprennent pas toujours le français...

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Photos de Février 2009 
dimanche, mars 8, 2009, 18:28
Voilà pour les visuels, un peu de texte et beaucoup d'images:

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Un départ et une arrivée 
lundi, mars 9, 2009, 13:27
La semaine dernière a été bien remplie sur le plan touristique et des émotions. Nous avons commencé dimanche par une sortie dans la montagne d'où nous avons pu admirer la ville de Cochabamba et son smog quasi-perpétuel.


Notre objectif était le Parc National Tunari. Nous avons demandé à presque tous les chauffeurs de truffi pour savoir comment y aller et chacun nous référait à une autre ligne que la sienne. Pour finir on a décidé de prendre un taxi qui disais connaître mais qui, après s'être renseigné et avoir pris des routes faisant hurler de terreur sa transmission et sa suspension, nous a laissé devant un grand écriteau indiquant l'entrée du parc mais au milieu des habitations et sans aucune indication de chemin. Après avoir demandé à la moitié de la population, qui a toujours une réponse mais jamais la même, nous nous sommes retrouvés dans un cul-de-sac en compagnie de 2 chiens qui donnaient l'impression de vouloir goûter à nos mollets.


Heureusement Sre Cany avait son téléphone cellulaire et a pu rejoindre une amie qui connaissait bien le parc. Je vous résume la conversation:
Amie: "Où es tu ?"
Cany: "Je ne sais pas."
Amie: "Que vois-tu autour de toi ?"
Cany: "2 chiens méchants, des maisons et des petits arbres."
Amie: "Par où tu es passée pour arriver là ?"
Cany: "Je ne sais pas."
Amie: "Que veux-tu que je fasse pour toi ?"
Cany: "Dis-moi par où passer, dis aux chiens de partir, au secours!"
Amie: "Heu..."

Bref on a fait un peu demi-tour pour éviter les chiens et continué la grimpette dans la broussaille. On a rebaptisé le Parc Tunari-vepala...


On a fini par tombé sur un parc de jeux, i.e une grande glissoire en béton que les gars ont nettoyée avec leur fond de pantalon et un terrain de mini-golf enterré sous les détritus. Comme on avait oublié notre "putter" et nos balles, on s'est contenté de manger notre lunch en se dégageant une place parmi les bouteilles de plastique qui trainaient partout.


Trop fatigués par la grimpette, en manque d'oxygène et trop contents d'avoir retrouvé un chemin plus officiel, on l'a emprunté pour redescendre. On a croisé une coupe de voitures qui faisaient de l'escalade sur une route pire que celles de Montréal au printemps.


On a rejoint la civilisation par un cartier plus chic que ce que nous avions vu depuis le début de notre séjour.



Le soir même, un des derniers défilé du Carnaval et passé devant chez nous, renouvelant les séances de douches populaires.



Le reste de la semaine, on a repris le travail, Christine a aidé à couvrir les livres de la bibliothèque puis les entrer à l'ordinateur et j'ai repris les cours, aidé par Sre Murielle pour corriger un examen bourré de fautes, l'examen lui-même et par conséquent les réponses aussi. Sre Murielle nous a invité à un concert d'instruments à cordes dans un ancien couvent rénové en théatre, superbe pour les yeux et les oreilles.


Puis jeudi est arrivé, jour du départ de Julien vers un pays dangereux où les gens se tuent en glissant sur du verglas, en mangeant trop de gras trans, en faisant plus de travail de bureau que d'activités sociales, familiales ou sportives. Nous l'avons accompagné à l'aéroport de Cochabamba et il a voyagé seul vers Santa-Cruz de la Sierra, Miami puis Montréal. 3½ mois sans Julien, ça va être long... mais plus tranquille ;-)



Maman regardant son petit ne devenir qu'un petit point dans le ciel.


Samedi dernier, le 7 mars, nous sommes allés dans une autre montagne nous baigner dans des sources naturelles d'eau chaudes. Cette fois-ci Sre Murielle nous a montré le bon chemin sauf que la route était coupée et il a fallu recommencer à faire des grimpettes.




Certains ont eu moins de chance. Ont voit souvent ce genre de petits autels sur le bords des routes où ont eu lieu des accidents, ça fait réfléchir.


C'était un peu plus difficile que la fois précédente mais ça nous a donné l'occasion de voir notre premier condor. Autant vous dire que j'étais déçu de ne pas avoir mon appareil avec un bon zoom. Le petit point qu'on voit c'est le condor et le point plus petit qu'on ne voit pas, c'est l'oiseau qu'il chassait, impressionnant la hauteur à laquelle il pouvait aller et sa vitesse de déplacement.


Élise a préféré l'eau froide de la rivière que celle de la source sulfureuse.



Quand son grand frère lui manque, Élise déverse son affection sur le petit... à son grand bonheur.

La nuit de dimanche nous a amené une belle surprise, une brebis a donné naissance à une agnelle (merci Wikipédia) qui arrivait déjà à marcher quelques minutes après avoir vu le jour. Les apprenties vétérinaire essayaient de traire la mère qui était trop gonflée de lait.



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