Les Hussons en Bolivie - Mission familiale à l’Institut d’Éducation Rurale
Bienvenue sur notre blog familial! 
samedi, mai 24, 2008, 15:44
Suite à l’idée de notre ami Jean-Pierre de commencer le blog avant même notre départ… Voilà c’est fait.

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Photos de notre future maison en bolivie 
mardi, décembre 9, 2008, 16:45
Soeur Murielle nous a fait parvenir ces photos de l’endroit où nous allons bientôt vivre à Cochabamba.



Quelques photos de la vie quotidienne à l’Institut:


Et de l’équipe sur place et des étudiantes:



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Envoi en mission 
dimanche, janvier 18, 2009, 15:00
Bon! Il était temps, désolé d'avoir mis tant de temps à mettre à jour ce blog.

Premièrement, on est tous bien arrivés et en un seul morceau.

Les délais étaient dûs à des problèmes techniques du genre:
1 - L'ordinateur portatif qu'on venait d'acheter semblait avoir un disque dur qui n'avait pas aimer le voyage.
2 - L'accès Internet était intermittent étant donné la saison des pluies.
3 - Le transformateur électrique (ici ça marche au 220v) pour notre routeur a grillé après quelques heures d'utilisation.
4 - Le blog a décidé de ne plus permettre d'ajouter des articles (ça fait-tu assez dur comme excuse pour un gars qui est censé connaître quelque chose en informatique) et il a fallu le reconfigurer.
5 - Le dernier et non le moindre, nos 3 ados/pré-ados monopolisaient le petit ordinateur une fois ressuscité d'entre les techno-cadavres.

Bon, trêve de lamentations, on revient dans le temps et on se retrouve à Montréal lors de la fameuse journée d'envoi en mission par les Sœurs M.I.C., les Dominicains et nos amis. Quelle journée!



Ça a commencé très tôt (je dirais pas à quelle heure pour que mes collègues ne sachent pas que je suis capable d'être debout à cette heure là) pour finir cette petite présentation de remerciement et de la famille et les petits signets aide-mémoire pour donner l'adresse de ce blog. À 10h, on a eu droit à une messe-cadeau formidable, avec préparation de petits mots de chacun, que je résiste à l'envie de lire pour les garder pour les jours où ça ira moins bien.
Denis (Dominicain) nous avait préparer une bénédiction sur mesure comme seul lui sait le faire, Nelson (Consolata) nous a surpris avec un morceau de guitare chanté et les Sœurs Agathe, Sylvia et Marie-Thérère (MIC) nous on fait signé notre contrat d'engagement missionnaire.



Après la messe, repas communautaire avec la fraternité respectant la tradition des bonnes choses que nous partageons lors de nos rencontre, avec quelques bonnes bouteille en plus.

Puis l'arrivée de la famille et des amis, dont la présence nous a apporté beaucoup de chaleur et d'émotions, merci de vous être déplacés et de votre présence précieuse.

Nous avons eu droit à une belle présentation de Dominique et Kateri qui ont récemment passé 2.5 années à Cochabamba, dans une autre œuvre des Soeurs MIC. Leur blogs sont dans les liens ci-contre.
Puis Sœur Monique nous a présenté l'Institut d'Éducation Rural (IER) où nous allons travailler entre autres avec Soeur Murielle.
Suivi d'une petite période de réflexion agrémenté de musique d'Amérique Latine et de la petite présentation de remerciements. Les au-revoirs touchant dont les mots avaient moins d'importance pour les oreilles que pour le cœur.
Et bien sûr pour clôturer la fête, une petite partie de tarot entre amis du bureau et du para-bureau (en référence au para-scolaire).

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En route pour l'aventure 
vendredi, janvier 23, 2009, 12:21
Y a-t-il eu des jours qui ont suivis? Je n'en suis plus sûr tellement nous étions pris dans les derniers préparatifs et le ménage de la maison pour la sympathique petite famille qui y vivra pendant notre absence.

Bref on s'est retrouvés le vendredi 23 janvier en après-midi à l'aéroport, où ma sœur (frangine) Marie-Lorraine nous a conduit et a gentiment récupéré nos manteaux d'hiver (plus nécessaires...). On cherche le comptoir d'American Airways, sœurs Agathe et Sylvia étaient là pour un dernier au-revoir qui fût bien court car nous devions tout de suite passer la douane avec nos valises et sacs de voyages.

Une fois en territoire Étazunien, Julien a dû offrir sa bouteille de shampoing au douanier et a craint pour son parfum qui heureusement ne faisait que 90ml. Après ça petite séance de déshabillage des chaussures, veste, ceinture et quasiment ma chemise pour que la douanière puisse tripoter les billets que je cachait sur ma bedaine.

Était-ce l'influence de notre territoire de transit ou l'intuition que nous serions bientôt dans un monde où la consommation n'est pas la raison de vivre ? Je ne sais pas mais toujours est-il que les enfants ont eu une rage d'achat qui leur a pris en passant devant tous les duty-free. Quelques heure$us + tard, je prend les dernières photos avant de monter à bord pour garder un souvenir des avions dans la neige et me faire des munitions pour vous narguer dans ce même texte. Hummm...



Arrivée à Miami

On profite de notre 1er passage en Floride pour gouter à la mal-bouffe locale et prendre l'avion suivant avec moins d'une heure de retard. Direction La Paz, la capitale la plus haute du monde. Malheureusement c'est la nuit et il y a trop de nuage pour prendre des photos, on aperçoit l'Amazonie qui se tortille entre 2 nuages. On sent la fraicheur en sortant. Il fait environ 6 degrés.

Lever du jour en Amérique du Sud


Un p'tit test pour ceux qui s'y connaissent en nuages...

Nous n'avions pas encore passé l'immigration que Clément et Élise étaient déjà affalés sur un banc avec la tête qui tournait. À plus de 4000 mètres, on suit les conseils, marche lentement, on s'énerve pas avec les baguages, ils sont tous là.


Clément passe à la clinique de l'aéroport où on lui donne un peu d'oxygène, on sort tout juste de la réception des baguages qu'un guide aimable nous pousse les baguages jusqu'au comptoir d'AeroSur 100 mètres plus loin, je lui glisse un dollar US pour le remercier de son geste et il nous répond que c'est pas assez pour ses 25 secondes de travail... Bon ok, on vient d'apprendre un peu sur le mode de fonctionnement ici.


Là commence l'interminable course entre la toilette, les sacs de plastiques et les bouches de Clément et d'Élise d'où sortent des choses innommables. Il est 7h AM.


Après 2 ou 3 remises de l'heure d'embarquement à cause d'un orage violent qui passe sur nos têtes, on finit par prendre l'avion à 16h. On embarque les derniers car Clément est branché sur une grosse bouteille d'oxygène (dommage qu'elle soit vide) et Elise sort de l'auscultation d'un médecin fort sympathique. On est content de payer le 5$US demandé pour ces services qui nous ont soulagés, même si les enfants vomissent leur pilule anti-vomissage après 10 minutes.

Maman Bolivienne attendant l'avion. Elle était enceinte quand on est arrivé...


Ok, j'ai perdu mon occasion d'être baveux avec ceux restés au Québec, quoique on a pas eu de neige... Juste de la grêle qui nécessite un nettoyage manuel


Un p'tit comique a laissé trainer ça là pour nous rappeler que la mécanique n'est pas infaillible


Vol trop court pour pouvoir nous passer le film "Les survivants"

Dernier vol vers Cochabamba où en moins d'une demi-heure on se retrouve accueillis par les Sœurs Murielle, Kani, et Cypri, et les hommes M. Ruben, Saul et José, qui nous prennent les baggages pour les mettre dans la camionnette pendant que Sr. Murielle nous ammène à l'IER dans la jeep.


Cochabamba vu de La Paz, seulement 2800M (9200')


On voit Sr. Murielle et notre comité d'acceuil (pas tout ce monde quand même) en haut et à droite le gars de la sécurité qui vient pour me dire que je ne peux pas prendre de photos.

Là le choc culturel commence, un camion passe bondé de matériel avec des gens de tout âges assis sur le tas. Ce sont les campagnard qui reviennent du marché où ils vendent leurs récoltes. Ensuite les rues où la priorité est au plus audacieux et celui qui klaxonne au bon moment, zigzag entre les mobylettes, les chiens errants, les enfants qui jonglent en espérant des sous, les tracteurs, les camions qui crachent une fumée opaque d'une toxicité évidente et malodorante, un chien se jette sur la jeep, les rues se succèdent mais se ressemblent par les structures d'habitations inachevées, les "truffis" bondés, les façades délabrées, ... c'est le 1er jour. Je ne comprend pas pourquoi mais je suis emballé.




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Premières impressions de Christine 
samedi, janvier 24, 2009, 05:31
De Montréal à Cochabamba...un long voyage
entre le Nord et le Sud
entre la neige et le soleil
entre la richesse et la pauvreté
entre la modernité et le traditionnel
entre l'individu et la communauté

Le passage de l'un à l'autre est souffrant, c'est naître à quelque chose de nouveau en laissant derrière nous notre sécurité, nos amis, des habitudes construites sur plusieurs années ou décennies. Le changement est brutal presque trop grand, surtout pour les enfants. Ils ont beaucoup de deuils à faire. Mais l'accueil de toute l'équipe de l'IER, la maison préparée pour nous jusque dans les moindres détails, la beauté du site de l'institut et la paix qui y règne est bienfaisante. Un petit paradis entouré de murs et de barbelés, où chacun se sent bien et où tout le monde travaille très fort. C'était bien de rester une journée à l'intérieur de ces mûrs avant d'affronter la ville, ce que nous avons fait le deuxième jour. L'expédition en truffi où chacun s'assoit comme il peut est déjà une expérience, le trafic, la pollution, l'état des maisons est déstabilisante. Mais il est impressionnant de voir ces femmes vendre toutes sortes de choses un peu partout. Il y a des piles de nourritures impressionnantes, des couleurs et beaucoup de monde partout. Nous faisons un petit tour de ville avec Sr Murielle en finissant par le marché de la Cancha un vrai labyrinthe de petites boutiques. Nous retournons ensuite à l'IER où nous commençons à nous sentir chez nous. Des filles rient dans un coin, elles sont prêtes à jouer avec nous au basket. Premiers contacts d'une relation qui s'annonce bien. Nous goûtons aussi à la spécialité locale pour les fêtes une boisson au maïs bleu et à la cannelle avec des beignets plats. C'est très bon...nous leur offrons du sirop d'érable, premier partage culturel gastronomique, une expérience mystique comme le dit Sr Kani.
Ce qui nous a aussi aidé, surtout les enfants, c'est de pouvoir parler à leurs amis du Canada grâce à la magie de l'internet.

En vrac quelques images qui m'ont marqué ses premiers jours:
- un petit enfant de 2 ans environ qui dormait sur le trottoir
- les couleurs des habits des femmes
- la timidité des filles à l'institut
- le travail de tout le monde


Les filles de l'IER dans les costumes traditionnels représentant les 9 régions de la Bolivie

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