Les Hussons en Bolivie - Mission familiale à l’Institut d’Éducation Rurale
En route pour l'aventure 
vendredi, janvier 23, 2009, 12:21
Y a-t-il eu des jours qui ont suivis? Je n'en suis plus sûr tellement nous étions pris dans les derniers préparatifs et le ménage de la maison pour la sympathique petite famille qui y vivra pendant notre absence.

Bref on s'est retrouvés le vendredi 23 janvier en après-midi à l'aéroport, où ma sœur (frangine) Marie-Lorraine nous a conduit et a gentiment récupéré nos manteaux d'hiver (plus nécessaires...). On cherche le comptoir d'American Airways, sœurs Agathe et Sylvia étaient là pour un dernier au-revoir qui fût bien court car nous devions tout de suite passer la douane avec nos valises et sacs de voyages.

Une fois en territoire Étazunien, Julien a dû offrir sa bouteille de shampoing au douanier et a craint pour son parfum qui heureusement ne faisait que 90ml. Après ça petite séance de déshabillage des chaussures, veste, ceinture et quasiment ma chemise pour que la douanière puisse tripoter les billets que je cachait sur ma bedaine.

Était-ce l'influence de notre territoire de transit ou l'intuition que nous serions bientôt dans un monde où la consommation n'est pas la raison de vivre ? Je ne sais pas mais toujours est-il que les enfants ont eu une rage d'achat qui leur a pris en passant devant tous les duty-free. Quelques heure$us + tard, je prend les dernières photos avant de monter à bord pour garder un souvenir des avions dans la neige et me faire des munitions pour vous narguer dans ce même texte. Hummm...



Arrivée à Miami

On profite de notre 1er passage en Floride pour gouter à la mal-bouffe locale et prendre l'avion suivant avec moins d'une heure de retard. Direction La Paz, la capitale la plus haute du monde. Malheureusement c'est la nuit et il y a trop de nuage pour prendre des photos, on aperçoit l'Amazonie qui se tortille entre 2 nuages. On sent la fraicheur en sortant. Il fait environ 6 degrés.

Lever du jour en Amérique du Sud


Un p'tit test pour ceux qui s'y connaissent en nuages...

Nous n'avions pas encore passé l'immigration que Clément et Élise étaient déjà affalés sur un banc avec la tête qui tournait. À plus de 4000 mètres, on suit les conseils, marche lentement, on s'énerve pas avec les baguages, ils sont tous là.


Clément passe à la clinique de l'aéroport où on lui donne un peu d'oxygène, on sort tout juste de la réception des baguages qu'un guide aimable nous pousse les baguages jusqu'au comptoir d'AeroSur 100 mètres plus loin, je lui glisse un dollar US pour le remercier de son geste et il nous répond que c'est pas assez pour ses 25 secondes de travail... Bon ok, on vient d'apprendre un peu sur le mode de fonctionnement ici.


Là commence l'interminable course entre la toilette, les sacs de plastiques et les bouches de Clément et d'Élise d'où sortent des choses innommables. Il est 7h AM.


Après 2 ou 3 remises de l'heure d'embarquement à cause d'un orage violent qui passe sur nos têtes, on finit par prendre l'avion à 16h. On embarque les derniers car Clément est branché sur une grosse bouteille d'oxygène (dommage qu'elle soit vide) et Elise sort de l'auscultation d'un médecin fort sympathique. On est content de payer le 5$US demandé pour ces services qui nous ont soulagés, même si les enfants vomissent leur pilule anti-vomissage après 10 minutes.

Maman Bolivienne attendant l'avion. Elle était enceinte quand on est arrivé...


Ok, j'ai perdu mon occasion d'être baveux avec ceux restés au Québec, quoique on a pas eu de neige... Juste de la grêle qui nécessite un nettoyage manuel


Un p'tit comique a laissé trainer ça là pour nous rappeler que la mécanique n'est pas infaillible


Vol trop court pour pouvoir nous passer le film "Les survivants"

Dernier vol vers Cochabamba où en moins d'une demi-heure on se retrouve accueillis par les Sœurs Murielle, Kani, et Cypri, et les hommes M. Ruben, Saul et José, qui nous prennent les baggages pour les mettre dans la camionnette pendant que Sr. Murielle nous ammène à l'IER dans la jeep.


Cochabamba vu de La Paz, seulement 2800M (9200')


On voit Sr. Murielle et notre comité d'acceuil (pas tout ce monde quand même) en haut et à droite le gars de la sécurité qui vient pour me dire que je ne peux pas prendre de photos.

Là le choc culturel commence, un camion passe bondé de matériel avec des gens de tout âges assis sur le tas. Ce sont les campagnard qui reviennent du marché où ils vendent leurs récoltes. Ensuite les rues où la priorité est au plus audacieux et celui qui klaxonne au bon moment, zigzag entre les mobylettes, les chiens errants, les enfants qui jonglent en espérant des sous, les tracteurs, les camions qui crachent une fumée opaque d'une toxicité évidente et malodorante, un chien se jette sur la jeep, les rues se succèdent mais se ressemblent par les structures d'habitations inachevées, les "truffis" bondés, les façades délabrées, ... c'est le 1er jour. Je ne comprend pas pourquoi mais je suis emballé.




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