Les Hussons en Bolivie - Mission familiale à l’Institut d’Éducation Rurale
Bonne fête benoit! 
mardi, mai 19, 2009, 13:43
Aujourd'hui notre ami Benoit a 50 ans!

Pour souligner l'événement à distance, voici la photo tant attendue de Christine en pollera, en compagnie de Delia et Sonia qui ont cousu l'ensemble à la main:


Maintenant voici la même Christine après un petit bain de vase lors d'une sortie familiale avant-hier:


Et un petit vidéo explicatif (2.4 Mo).
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Une expérience «en el campo» 
dimanche, mai 24, 2009, 04:22
Fin mai toute la famille a décidé d'accompagner sœur Cypri dans un petit village dans les montagnes où les sœurs sont impliquées depuis plusieurs dizaines d'années.. Après 3 heures de route nous arrivons au cœur des montagnes du versant amazonien des Andes à la rencontre de la Bolivie des campagnes et du petit village de Tablas Monte. Enfin de l'air pur...tout est très vert, pas de voitures ou presque, pas de téléphone ni d'internet...les vrais vacances quoi!


Le premier matin nous partons avec Sr Cypri pour ses visites aux gens du village. Le choc est grand pour nous, les personnes que nous rencontrons sont très pauvres et vivent pour la plupart dans des maisons en bois avec une seule pièce pour toute la famille. Plusieurs sont handicapés , la plupart ont des dents qui feraient frémir nos dentistes. Mais ces personnes dégagent une gentillesse incroyable, pour moi ils représentent la vie. La vie difficile où le travail quotidien est dur, mais aussi la vie où la communauté joue un rôle essentiel. Ici même la justice est communautaire et le village a un droit de vie et de mort même sur ses membres. C'est le village qui décide de l'attribution des lots de terre à cultiver. Quand on sait que certains doivent marcher 3 heures pour se rendre à leurs champs, cela revêt une grande importance.

Rares sont les maisons qui ont l'électricité. La plus belle du village qu'on voit en rouge est la mairie qui abrite aussi le dépanneur du village.

Pour les enfants ce premier contact a été difficile, c'est vrai que c'est dur de voir la pauvreté. La garderie du village a constitué également une visite traumatisante. Imaginez une petite maison dont le mur du fond menace de s'écrouler, pas de fenêtres, et entre 30 et 50 enfants de 6 mois à 5 ans, par terre ou sur le béton sans aucun jouet. Imaginez les nez qui coulent, les enfants qui grimpent sur un mur de 2 à 3 mètres et qui peuvent tomber à tout moment. Trois gardiennes sont là pour s'occuper surtout des plus petits, les plus grands des enfants s'occupant chacun de leur frère et sœur. Mais des visages tellement beaux...des sourires qui resteront dans nos cœurs.


Jamais nous n'oserions mettre notre enfant dans un endroit pareil...mais à Tablas Monte les parents n'ont pas le choix. Ils doivent travailler aux champs toute la journée et ne peuvent s'occuper des plus petits. Subvenir aux besoins de la famille exige l'énergie de tous. Et les enfants grandissent vite. À 7 ans les filles font la cuisine pour toute la famille et les garçons sont aux champs la moitié de la journée en principe. L'autre moitié de la journée ils vont à l'école si leur parent sont d'accord. L'école est peut-être l'endroit le plus moderne du village. Mais là encore les ressources sont très limitées et les enfants sont très en retard par rapport à ce qu'on peut donner comme éducation dans notre pays. Pas étonnant, ils n'ont jamais joué avant, jamais entendu leur parent leur raconter une histoire, ils n'ont pas été stimulé petits...


Les moments de catéchèse avec les sœurs sont pour eux presque leur unique occasion de détente. Ils savent qu'il y aura toujours pour eux un temps de jeux, de sport, des goûters, un temps où ils pourront raconter leur vécu à Sr Cypri qui porte dans son cœur toutes leurs épreuves. Et il y en a des épreuves, entre les enfants battus, des cas d'inceste, des mamans malades, des parents qui sont morts ou qui ont fuit le village, des handicaps de toute sorte, ils en ont gros sur le cœur tous ces enfants. Mais ce temps avec les sœurs est un temps pour eux et je dois dire que j'ai été très impressionnée par leur travail. Il y aurait tellement à faire dans ce seul petit village!


Nous avons décidé d'y retourner et d'acheter un baby-foot pour la salle paroissiale (les enfants adorent le mini baby foot à moitié décomposé qui s'y trouvent actuellement, et d'acheter des jeux pour la garderie. Des jeux de construction en bois, tangrams, figurines et peut-être des poupées et des petites auto. Pour 2 à 5$ Can. on peut acheter un jeu pour vous si cela vous tente de participer. Nous y retournerons certainement en juin si on peut sinon en juillet ou en août. C'est certain que les enfants de Tablas Monte nous ont touché profondément et nous aimerions les aider à vivre un peu plus comme des enfants et non comme des adultes à 6 ou 7 ans. On ne changera pas le monde, mais si la vie de quelques enfants peut être améliorée, nous aurons déjà gagner une grande bataille.


Christine

Pour d'autres photos de notre visite de Tables Monte - Cliquer ici:



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Asynchronismes du mois d'avril 
mercredi, juin 24, 2009, 05:09
Bonne St-Jean!

J'essaye de rattraper mon retard avant l'arrivée dans 5 jours de Benoit, sa fille Camille et ma nièce Isabelle.

Ces dernières risquent d'être un peu déçues car le lama n'est plus un bébé et a presque atteint sa taille adulte.


Pour les fidèles qui viennent plus souvent que je n'ajoute du contenu, j'ai mis plus loin un montage vidéo sur les enfants du cartier, des photos complémentaires sur les activités du mois d'avril et pour les détails de l'installation informatique

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Ils sont là au coeur de nos vies... 
samedi, juillet 4, 2009, 02:54
Finalement, après 2 jours de retard pour un avion raté à Miami, nos amis Benoit, Camille et Isabelle ma nièce, sont arrivés à Cochabamba le jour de la fête nationale du déménagement, le 1er juillet, et là c'est tout un "move".



Camille et Isa ont fait une entrée remarquée à l'aéroport mais Benoit s'est montré plus prudent avec les bagages.

La priorité #1 de Camille en arrivant à l'IER a été bien sûr de vérifier si un lama pouvait être aussi grand que sur la photo du 24 juin, bravo aux septiques.

Par contre elle a appris à garder en réserve ses démonstrations affectives quand le lama a commencé à menacer de lui cracher au visage.

Murielle leur avait préparé pour la deuxième fois un premier bon petit déjeuner, la première fois étant avant qu'on apprenne qu'ils avaient raté l'avion vers Santa-Cruz. Leur première journée à été consacrée à découvrir le site de l'IER et de faire une bonne sieste réparatrice.

L'imposante quantité de bagages était en grande partie dûe aux cadeaux qu'ils ramenaient avec eux. Merci à tout ceux qui nous ont offert du matériel informatique qui permettra de rajeunir le parc existant de l'IER et de Cadeca, l'organisme cousin à côté. En particulier à Lorraine, la maman des amis de toujours de nos 2 plus grands qui a fait une collecte sur son lieu de travail, Mireille avec qui nous avons suivi des cours d'Espagnol, Louis et finalement Jacques mon beau-frêre qui a chargé Isabelle de plusieurs kilos de disques durs et de lecteurs CD.


Un gros merci à ma sœur Fabienne pour le sac de hockey plein de jeux et jouets pour les filles de l'IER et les enfants de Tablas Monte. À Christine pour les patrons qui vont permettre aux étudiantes en couture de pratiquer d'autres modèles que ceux dont elles ont l'habitude. Finalement à nos généreux donateurs qui ont permis d'acheter un baby-foot pour l'IER et un autre pour les enfants de Tablas Monte, en plus d'une montagne de jouets pour la garderie de ce petit village si charmant.


Le baby-foot de l'IER n'a pas eu besoin de publicité pour devenir populaire et les petits joueurs de bois, remis en état dans l'atelier d'une personne handicapée, n'ont pas beaucoup de repos quand les filles sont en pause entre les cours.


Dès le 2ème jour, Benoit avait pris goût au maté de coca et au bon pain frais du jour, puis ils sont tous partis à la découverte de la Cancha, le plus grand marché couvert du monde.


Isabelle est revenu avec un beau poncho et des mitaines dont même les pouces peuvent être découverts.


Nous avons fêté d'avance Élise et Clément qui auront leur anniversaire pendant notre voyage au Pérou. Pour l'occasion Sœur Cipri est allée chercher une piñata qui n'a pas résisté au 1er coup de bâton d'Élise. Il faut dire qu'il n'y a pas grand chose qui puisse résister à son envie de bonbons.



Pour répondre à leur souhait d'avoir de la bière pour leur fête, Sre Murielle est allé cherche de la Taquiña bien fraiche, bonne broue fabriquée à Cochabamba même. Cependant Isabelle n'a pas donné l'impression de trop apprécier.


Doña Yollanda nous a préparé le plat préféré des enfants, soit une bonne soupe de mañi avec des pinottes et des petites frites qu'on fait tremper dedans, un bœuf bourguignon et un bon gâteau pour dessert.


Toujours très attentionnée, Doña Yollanda et ensuite allée chercher le nouveau bébé mouton pour le présenter à Camille Dolittle.


Bon, on se lève dans 5 heures pour prendre le bus vers La Paz, 6 heures de route à tournicoter dans les montagnes, d'où nous vivrons une expérience de rite Aymara au bord du lac Titicaca puis nous irons passer une semaine au Pérou pour visiter le Machu-Pichu et la jungle Amazonienne. Si tout va bien, je vous en reparle au retour.


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Le pays de Calixto 
samedi, juillet 4, 2009, 11:00
Nous sommes parti début juillet pour découvrir la Bolivie et le Pérou avec nos amis. Un voyage qui allait commencé par une visite de l'Altiplano, de La Paz – El Alto en compagnie de Calixto et de sa belle famille. Nous avions rencontré Calixto Quispe à l'IER alors qu'il donnait une conférence aux filles sur la spiritualité autochtone andine. Comme nous l'avions rencontré par la suite plusieurs fois il nous avait proposé de nous organisé un séjour de quelques jours chez lui pour nous faire découvrir la région de la Paz et notamment le lac Titicaca lieu très important pour la culture Aymara.


Nous partîmes au petit matin, chargés comme des mulets dans la jeep de sœur Murielle qui devait nous conduire à l'autobus. C'est masqués que nous fîmes notre départ en vacances en raison de la psychose grippe H1N1 qui régnait sur Cochabamba. Mais au bout de quelques kilomètres les masques sont tombés et nous avons pu profiter des paysages montagneux qui nous amenèrent jusqu'à El Alto (4300m d'altitude).



Accueillis par Calixto et sa voiture familiale nous sommes arrivés dans cette ville grouillante de vie et de klaxons. La foule majoritairement autochtone et en costume traditionnel est dense mais nous arrivons sans peine à la maison de Calixto et de sa famille. Une bonne soupe nous attendait préparée par Maria Teresa la fille ainée de la famille que nous connaissions également. Malgré le froid qui allait empirer au cours des heures à venir nous avons apprécié la chaleur de cette magnifique famille attachée aux valeurs familiales et traditionnelle.

Préparation de la yagua, sauce très (mais vraiment très) piquante, en écrasant des locotos (piments forts et délicieux).


Pour notre première soirée Calixto nous a amené dans un village de l'Altiplano où il y avait une rencontre paroissiale, une sorte de fête des chorales avec des chants et de la danse. Quelque chose de très très typique vraiment hors des sentiers touristiques. C'est là que Calixto nous demande de chanter quelque chose de chez nous devant quelques centaines de personnes pleines de talents...misère! Nous ne pouvions refuser, mais quoi chanter. Nous les vieux nous ne connaissions par cœur les paroles d'aucune chanson québécoise et nos enfants refusaient de nous les donner morts de honte à l'idée de ce que nous allions faire. Finalement après plusieurs promesses les enfants ont fini par nous donner les paroles d'une chanson que nous chantions souvent dans notre fraternité: Amis amis de tous les enfants du monde...et nous avons donné notre spectacle... bref... mais c'était tout de même méritoire avec une introduction en espagnol pour expliquer le tout. Merci Calixto nous n'oublierons pas ce moment de gloire (ou de honte pour certains).

Les nuits sont très frètes et les maisons pas chauffées alors vaut mieux avoir l'air embaumé qu'être enrhumé.


Le lendemain nous sommes partis pour le lac Titicaca dans un endroit que notre ami aimait particulièrement et qui s'appelait le dragon endormi en raison de la forme de la montagne. Un lieu magnifique où nous avons eu l'occasion de vivre une célébration andine avec tous les rituels de la tradition Aymara.



Dans la soirée nous sommes partis dormir dans une petite auberge qui nous a coûté avec le repas 10 bolivianos la nuit par personne. C'était simple et rustique, mais propre et très bon. Et étant donné le froid de la nuit nous n'avions pas trop regretté de ne pas avoir dormi au bord du lac comme prévu initialement.


Le lendemain nous nous entassâmes encore une fois dans la voiture de Calixto et nous sommes allé nous relaxer dans les eaux chaudes d'une piscine thermale au cœur de la montagne. Quel bonheur ...le seul problème c'est qu'il faut à un moment donné sortir de l'eau...et là c'est plus dur!

Nous sommes ensuite repartis vers La Paz où nous avons eu l'occasion de voir toute la famille de Calixto, son épouse Incarnacion, deux de ses fils et ses 2 filles. Une famille très vivante qui adore discuter de toute sortes de choses. Nous avons eu beaucoup de plaisir dans la petite cuisine de dona Incarnacion, il y avait beaucoup d'amour dans cette pièce et une grande générosité. Nous avons goûté avec eux un peu de la vie du peuple Bolivien fier de ses racines, pauvre parce que la vie est dure pour tout le monde sur l'Altiplano, mais d'une richesse de cœur incroyable.


Muchas gracias Calixto por su invitacion!

Christine

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